Pour cette onzième édition des Laüsa, c’est à Saint-Geours-de-Maremne, chez Jack’s Burger, que s’est déroulé l’événement, avec un invité d’exception : Raphaël Jannel, dirigeant de cette enseigne de restauration rapide en plein essor.

Derrière le succès de Jack’s Burger, ce n’est pas qu’une histoire de burgers, mais surtout celle d’un homme au parcours atypique, entre sport de haut niveau, poker professionnel et entrepreneuriat audacieux. Une success-story qui témoigne du dynamisme et de l’attractivité des Landes pour les entrepreneurs.
Du tennis à l’entrepreneuriat : un compétiteur né
L’histoire de Raphaël Jannel est celle d’un joueur, dans tous les sens du terme. Avant d’être à la tête de Jack’s Burger, il a d’abord été joueur de tennis de haut niveau, puis joueur de poker professionnel. Un parcours en apparence disparate, mais qui repose sur une même philosophie : la compétition et la résilience.
Pour être un bon entrepreneur, il faut avoir cette envie constante de s’améliorer, de toujours faire mieux.
Après sept années dans le poker, le besoin d’un nouveau défi s’est fait sentir. C’est par hasard, en devenant client régulier de Jack’s Burger, qu’il découvre l’enseigne. Attiré par le potentiel du concept, il décide de s’y investir. Il commence alors par travailler sur le terrain, passant par tous les postes avant d’ouvrir son propre restaurant en 2016. Aujourd’hui, Jack’s Burger c’est neuf restaurants, un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros et 120 employés à l’année.
Cette mentalité de compétiteur, il l’a mise au service de son entreprise, avec une vision long-termiste et une capacité d’adaptation permanente. Loin d’un simple succès fulgurant, son parcours illustre une construction méthodique, fondée sur l’apprentissage et la remise en question.
Un modèle d’entreprise axé sur l’innovation et la qualité
Dans le monde ultra-concurrentiel du fast-food, difficile de rivaliser avec les géants du secteur. Pourtant, Jack’s Burger tire son épingle du jeu grâce à un modèle différenciant.
La priorité de Raphaël Jannel : garantir une qualité constante tout en optimisant les processus. « Ce que je fais aujourd’hui, comment puis-je le faire de manière plus performante demain ? » Une question qui le pousse à structurer son modèle avec des fiches de process, un manuel de savoir-faire et une cuisine centrale.
Ce manuel, véritable référence de 1000 pages, détaille chaque étape de production, de la cuisson des burgers à la gestion des stocks. Son objectif ? Offrir à ceux qui souhaitent ouvrir un Jack’s un cadre précis et une méthode éprouvée. La cuisine centrale joue un rôle clé dans cette stratégie. Elle permet de maintenir une qualité homogène entre tous les restaurants, tout en facilitant la production à grande échelle des produits faits maison – sauces, pains, viandes marinées… Grâce à elle, les coûts sont maîtrisés et l’offre ne cesse de s’améliorer.
Et oui, Jack’s Burger est un fast-food, et fier de l’être ! Mais ici, rapide ne rime pas avec industriel ou bas de gamme. Au contraire, le concept tend vers du “fast-good”, un modèle où l’on sert un produit de qualité, préparé avec soin, tout en respectant l’exigence de rapidité qu’imposent les modes de consommation actuels.


On veut montrer qu’un fast-food peut être un fast-good, avec des produits de qualité et une vraie traçabilité.
C’est cette approche rigoureuse qui permet à l’enseigne de grandir sans renier ses standards. « Aujourd’hui, que vous mangiez un burger chez nous à Saint-Jean-de-Luz ou à Soustons, il doit être exactement le même. »
Entrepreneuriat et valeurs humaines : un modèle inspirant
Ce qui distingue Jack’s Burger, ce n’est pas seulement sa croissance fulgurante, mais aussi son engagement envers ses employés. Dans un secteur où le turnover est élevé, Raphaël Jannel a mis en place des dispositifs innovants pour fidéliser ses équipes : logements pour saisonniers, mise à disposition de vélos électriques, évolutions de carrière rapides, et même des opportunités d’association pour les salariés les plus investis. Un modèle qui repose sur l’humain avant tout : « On ne cherche pas simplement des employés, on cherche des partenaires pour grandir ensemble. »
Ce Laüsa a mis en lumière un entrepreneur passionné, pragmatique et visionnaire, qui voit dans chaque difficulté une opportunité d’amélioration. Son parcours est une source d’inspiration pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. En quittant la soirée, une idée résonne : oser, s’adapter et toujours chercher à progresser, trois piliers qui peuvent transformer une ambition en succès.